[VS6] Une vie,une quête, un destin (suite 5)

Parfois les circonstances t’obligent à te faire tout petit.
Les versets de le survie ne te demandent pas de jouer les fiers à bras, comme ces imbéciles qui se croient obligés de prouver leur courage en clamant leur colère à la face de leurs bourreaux,
ils te recommandent d’observer les usages de ceux qui te sont momentanément supérieurs, de tirer le meilleur parti de l’environnement et des circonstances.
Garde le sens de l’honneur enfoui dans les profondeurs de ton esprit, revêts toi d’une armure d’humilité, de lâcheté s’il le faut,
et, dans le même temps,
rassemble les forces mises à ta disposition par les ancêtres.


C’est le sixième jours qui se lève et mon histoire est loin d’être achevée, arriverais-je à la terminer avant que la mort m’emporte? Je le souhaite de tout mon cœur, mais c’est un chemin long et pénible que d’arpenter les chemins sinueux de la mémoire. Et puis ma vie n’est pas une vie de conte de fée où tout se termine bien. Enfin bref, reprenons notre récit là où nous en étions rester c’est à dire moi m’isolant dans ma chambre de Novograd pour trouver enfin le sommeil.

Quelques jours avant la fin de notre permission, j’appris par un mendiant qui squattait une des porte de Novograd qu’ un morceau de fragment avait été vu à l’ouest de Bois Lumière. Ce mendiant était de confiance et de plus il me devait un service après que je lui ait retrouvé un livre qu’il s’était fait dérobé. Je décidai donc de partir en randonnée vers le chantier naval afin de me renseigner un peu plus.
Je fis la route sans encombres, je croisais bien quelques abeilles, quelques araignées et des serpents mais après avoir patrouiller à Asee Teph cela me semblait bien dérisoires comme dangers. J’arrivai donc au chantier naval et là je commençai à interroger tout le monde. C’est la famille Obtuse qui me dit avoir entendu parler d’un fragment apparemment ancien et m’informèrent que Nicolas de Vevre m’en dirait surement plus et qu’ il se trouvait au Campement de la forteresse Oreshek. Je me remis donc en route.
Alors que j’arrivais à la forteresse je me rendis compte que la guerre était aux portes de Novograd, et que la forteresse était tombée au mains de l’ennemi. J’en fus horrifiée!!
Je trouvais Nicolas de Vevre et il me dit qu’il avait trouvé le fragment par hasard sur le champ de bataille et qu’il me le donnerait volontiers en échange d’un petit service.( Enfin petit tout dépend du point de vue) Un de ses amis elfe avait été fait prisonnier et était retenu prisonnier dans la forteresse, je devais donc le libérer en échange du fragment. Avais-je réellement le choix, mais j’étais sure de moi alors je me mis en route, seule, à travers le champ de bataille. L’horreur était partout, des corps jonchaient le sol, le bruit des tirs de canons résonnait en permanence, je dus affronter de nombreux ennemis avant d’atteindre enfin l’entrée de la forteresse. Ma confiance en moi n’avais pas disparu, loin de là, Puisque j’avais atteint la forteresse sans une égratignure.

Je pénétrais donc dans ce bastion tenu par l’ennemi, la porte n’était pas gardé et je ne pus m’empêcher de penser que les impériaux étaient des imbéciles sur d’eux et je ne comprenais pas que la Ligue n’est pas encore repris ce point stratégique. Quelle arrogante j’étais alors, si j’avais su!!!
Car à ce moment là un homme apparut avec un ogre, je ne pus rien faire et je fus faite prisonnière sans même avoir eu le temps de réagir. Ils me battirent et je dus perdre connaissance car quand je repris connaissance il faisait nuit. Le dresseur (je m’étais rendu compte que l’ogre lui obéissait) me demanda pourquoi j’étais venu les espionner, et je lui répondit fièrement que je n’en avais rien à faire de lui et que j’étais venu pour libérer un elfe de cette forteresse.

_ Quelle arrogance !! Et tu pensais le faire seule, tu débarques tu prends l’elfe et tu ressort comme dans un magasin me dit-il, me prend tu pour un idiot?? ajouta-t-il avant de me rouer de coups à nouveau.

Lorsque je me réveillais à nouveau, le soleil était haut dans le ciel, j’étais seule, pieds et poings liés. Il revint me voir quelques heures plus tard.

_ Es-tu décidé à parler Catin? me demanda-t-il, que fais tu ici?

Mais les bleus et les bosses couvrant mon corps m’avait appris une chose(ainsi que tout ce que j'avais vécu avant); feindre l’humilité. Je baissais les yeux, et ne répondis pas. Cela sembla lui plaire

_ Je vois que tu fermes ta grande bouche maintenant me lança-t-il dans un rictus, le silence ne te sauvera pas non plus.

Et je savais alors sans l’ombre d’un doute que j’allais mourir si je ne trouvais pas vite une solution, et la peur m’empêchai de réagir et de réfléchir. Pourquoi donc l’avais-je provoquer et traiter comme s’il n’était rien. Je savais alors que la seule solution était de paraitre soumise voire lâche afin de gagner du temps. Avais-je oubliée jusqu’où j’étais allé pour vaincre Globinwalker, j’avais mis ma fierté de côté afin d’arriver à mon but. Que s’était-il donc passer pour qu’elle ressorte ainsi alors que j’étais si faible. Après toute ses réflexions, je me rendis compte que lui aussi avait une grande estime pour lui même et c’est ainsi que naquis les prémices d’un plan pour mon évasion.
Il revint me voir plus tard dans l’après midi, et dus à nouveau subir son interrogatoire, mais la nature avais été généreuse avec moi, et mes vêtements déchirés laissaient entrevoir quelques parties de mon anatomies qui je m’aperçus ne le laissait pas indiffèrent. Je m’arrangeai tant bien que mal à lui montrer cette part de moi qui semblait l’hypnotiser (avouez quand même que ce montrer sous son meilleur jour dans ces conditions n’est pas évident).

_ Alors décider à parler?
_ Je vous dirais tout ce que vous voudrez savoir, lui répondis-je en baissant les yeux de manière soumise.
_ Je préfère un comportement de ce genre, dit-il, et puis j’en ai dressé des plus coriace que toi, ajouta-t-il en se rapprochant de moi les yeux fixés sur mes seins dénudés.

Je gardais cette posture soumise malgré la haine et le dégout que je ressentais pour lui mais il fallait que je survive afin de pouvoir le détruire. Et tout d’un coup comme si Tensess avait répondu à mes prières mes compagnons d’armes investirent la forteresse. (Ne me voyant pas rentrer, la veille ils s’étaient mis à ma recherche.) Ironvile se précipita vers moi profitant de la confusion qui avait suivi cet assaut surprise et me libéra. Kaletha soigna mes plaies, je savais qu’il m’en voulait d’être parti sans lui mais les explications serait pour plus tard. Je me hâtai de revêtir mon armure et de récupérer ma tendre hache puis me dirigeai vers le dresseur et son ogre.

_Tuez l ’ogre mais laissez moi son maître, criais-je à mes compagnons qui comprirent ma colère et s’ exécutèrent aussitôt.
Face à mon ennemi, je le regardais droit dans les yeux, et lui demandais:
_Tu penses réellement avoir réussi à me dresser maintenant?
_Chienne de la ligue!! Je te tuerai de toute façon!!

Et le combat commença comme dans un ballet, le manège se mit en branle.Piqué! Tourné! Pirouette! Les coups s’échangeaient, à une vitesse vertigineuse. Jeté! Glissé et c’est dans un dernier soubresaut que le dresseur mourut, ma hache avait ouvert son ventre en deux et rien n’aurait pu le sauver. Avant que c’est yeux se ferme à jamais je lui glissais à l’oreille,

_ Tu es mort désormais, si tu avais été plus humble et moins sur de toi peut être aurais-tu eu la vie sauve, c’est en tout cas ce qui m’a sauvé de toi.

Mes amis qui étaient venu à bout de l’ ogre très facilement, me lancèrent des regards lourds de reproches, mais nous n’avions pas le temps, nous devions sauver l’elfe.

_ Vous m’engueulerez plus tard il faut qu’on libère l’elfe.

Nous nous mîmes en route aussitôt et le libérâmes rapidement des sorciers qui le retenaient. Mais tout ne se passe toujours parfaitement car nous nous rendîmes vite compte que la zone était piégée et quand nous fûmes à la porte afin de sortir, il y avait des soldats en embuscade, mais nous les expédiâmes rapidement dans la mort.
Je retournais alors voir Nicolas de Vevre qui tout à sa joie de revoir son ami vivant me remit mon morceau de tablette.

Mais la route du retour ne fut pas de tout repos, en tout cas en ce qui me concerne, je dus essuyer une tempête de reproches et de sermons pour être aller seule à la forteresse. Heureusement j’avais appris l’humilité là-bas, et mon air contrit et repenti sembla les satisfaire ( mais j’avoue qu’a ce moment là j’aurais préféré être encore au mains du dresseur d’ogre, mes amis me semblaient bien plus effrayant que lui). Une fois ce torrent de réprimandes tari, nous nous réconciliâmes, et décidâmes de faire la fête une fois rentrer à la maison. Ce que l’on fit avec enthousiasme puis une fois dans ma chambre, je lus le fragment:

Parfois les circonstances t’obligent à te faire tout petit.
Les versets de le survie ne te demandent pas de jouer les fiers à bras, comme ces imbéciles qui se croient obligés de prouver leur courage en clamant leur colère à la face de leurs bourreaux,
ils te recommandent d’observer les usages de ceux qui te sont momentanément supérieurs, de tirer le meilleur parti de l’environnement et des circonstances.
Garde le sens de l’honneur enfoui dans les profondeurs de ton esprit, revêts toi d’une armure d’humilité, de lâcheté s’il le faut,
et, dans le même temps,
rassemble les forces mises à ta disposition par les ancêtres.


Encore!! Je me demandais alors si ma quête des Versets de la Survie était naturelle et sans magie de Tensess. J’avais une drôle d’impressions car à chaque verset trouvé, je vivais la situation qu’il décrivait et je trouvais cela fort inquiétant. Le lendemain j’allais mettre ce fragment en sécurité dans mon coffre avec les autres, et nous apprîmes aussi que nous ne retournions pas à Asee Teph directement. En effet nous devions faire une escale de quelques jours à Frontière Gelée. Les vacances étaient terminées, nous embarquâmes 3 jours plus tard, avec à notre bord des amis en plus. Andromedd (le frère jumeau de Kaletha) et la famille Gizmu nous avaient rejoins pour ce voyage à notre plus grande joie. Mais je n’oubliais pas le traître et je savais qu’un jour je le démasquerai.

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